Les 8 et 9 octobre dernier avait lieu la Ch’ti Délire au Stadium de Villeneuve-d’Ascq. Une course de onze kilomètres et plus de quarante-cinq obstacles avec au menu de la boue, encore de la boue, une rivière glacée mais surtout une grande fierté à l’arrivée. L’équipe de Sneetch était sur la ligne de départ.

La Ch’ti Délire, on y participe en équipe de quatre ou plus, et on y vient déguisé. Les plus craintifs opteront pour la combinaison et les plus téméraires choisiront le slip Pokémon. L’objectif n’est pas d’y faire un temps, mais d’arriver au bout et pouvoir porter fièrement la médaille. Pour vous lecteurs, nous nous sommes lancés dans cette aventure.

sneetch-chti-delire-course-etudiants-lilleNous sommes au départ de la sixième vague et un échauffement groupé sur la musique de Pirates des Caraïbes nous attend. Après cinq minutes de danse rythmée, nous sommes fin prêts à nous élancer. Un compte à rebours et nous voilà partis pour onze kilomètres de Délire (du moins c’est ce que l’on pensait) ! Un premier tour du stade gentillet, quelques personnes nous arrosent, suivi d’un ventre y glisse, on se dit que c’est plutôt sympa. Mais quelques minutes plus tard, c’est une rivière de vingt-cinq mètres à dix degrés que nous devons traverser. On a encore chaud, on se lance !

sneetch-chti-delire-course-etudiants-lille-3Conformément à nos attentes, elle est (très) froide. On se fraye un chemin à travers les lentilles d’eau en gardant le sourire. On court pour se réchauffer mais nous nous rendons vite compte que les parties aquatiques vont s’enchaîner ! A peine le temps d’être sec qu’il faut replonger ! Mention spéciale à la traversée d’eau à la mi-parcours où la vase se mêle aux algues et l’odeur qui va de mise (on vous laisse l’imaginer). Mais réduire cette course au froid serait une méprise. Le parcours du jour, la combattante, porte bien son nom : franchissement d’obstacle, montées et descentes raides, transport de troncs d’arbre nous avons du surmonter.

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Nous entrons à présent dans les deux derniers kilomètres, les plus boueux. « A plat ventre ! », « Rampez ! », telles sont les consignes qui nous sont dictées. Les obstacles se succèdent, pas le temps de respirer jusqu’à un toboggan de boue installé pour s’assurer que tout le monde soit recouvert de la tête aux pieds. Un dernier conteneur d’eau glacée et c’est l’entrée dans le stade qui se fait dans un bain de mousse cette fois-ci. Nous voyons l’arrivée ! Dernier grimpement, ultime plongeon et c’est la libération. Une médaille nous récompense de notre effort, on l’a fait ! Et nous vous le jurons : une frite-saucisse ne nous a jamais autant procuré de plaisir après cette Ch’ti Délire !

Paroles de guerriers étudiants

Nicolas, étudiant en STAPS, fraîchement Lillois et pas très habitué à la basse température a souffert de l’alternance de l’eau et de la course. L’épreuve qu’il a préféré est celle du pont de singe : « Si une personne perdait l’équilibre, alors c’était toutes celles sur le pont qui coulaient avec elle, il fallait donc du véritable team work ». Quant à Alexandra, étudiante en droit, elle a eu « plus de difficulté pour rallier la distance qui séparait les obstacles ».

Une chose est sûre, la Ch’ti Délire, dans le Nord, à l’approche de l’hiver est un réel combat physique et psychologique.

Rédacteurs : Nathan Vildy, Mélanie Guiraud

Photographes : Lawrence Haulotte, Madeleine Le Page

Vidéastes : Juliette Jarry-Randerson, Annaëlle Sourget

Chef de rubrique : François Ventéjou

 

 

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