A la découverte de l’expo « Mauvaises filles, déviantes et délinquantes »

Le week-end dernier, à l’occasion des Journées Européennes du Patrimoine, Sneetch a assité à l’ouverture de l’exposition « Mauvaises filles : déviantes et délinquantes » aux archives départementales du Nord.

L’exposition, organisée et créée par l’École Nationale de Protection Judiciaire de la Jeunesse (ENPJJ) revient sur les différentes facettes cachées derrière les termes « Mauvaises filles » telles que la folie, la prostitution et la sexualité. Au cours d’un parcours ludique sous la forme d’un jeu de l’oie, Hélène Duffuler-Vialle – membre du comité scientifique de l’exposition et guide d’une matinée –  nous fait entrer au cœur des différentes époques et des différentes visions de déviances et de délinquances que les filles ont subies depuis le 19e siècle.

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Sous un décor qui rappelle une fête foraine du siècle antérieur nous avons simulé trois vies de jeunes filles dans trois époques différentes (19e siècle, années 1950-1960 et contemporaine). Le but du jeu : devenir une femme libre. Mais les dangers, les tentations qui amèneraient à la déviance ou la délinquance sont nombreux. Nous sommes pris dans la partie, lançons le dé, tombons sur une thématique et en discutons en comparant les époques. Pas de sujet tabou ! La sexualité est un thème très accentué lors de l’exposition. Parfois, des mini-jeux illustrent le thème comme le tir à la carabine ou le chamboule-tout qui croisent la route de notre (mauvaise) jeune fille des années 1950-1960 après s’être rebellée face aux institutions. sneetch-expo-mauvaises-filles-archives-departementales-etudiants-lille-2Grand bien lui fasse puisqu’elle est maintenant une femme libre. Cependant, au 19e siècle, l’enfant hors mariage étant très mal vu, notre joueuse de cette époque se retrouve en maison pénitentiaire. Pas de chance également pour notre fille contemporaine qui, après un mariage malheureux, va sombrer dans la folie et sera internée en psychiatrie.

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L’exposition se focalisant sur les jeunes filles mineures, la présence de l’association « Parcours de femmes » permet d’insérer une autre problématique : l’éloignement familial des femmes incarcérées en France. En effet, elles ne représentent que 4% du total et sont donc très souvent loin de leur familles, le nombre de prisons pour femmes étant limité. L’association créée en 1995 les prépare à leur sortie. Nous vous laissons en découvrir davantage dans notre entretien avec une membre de l’association.

Informations pratiques :

L’exposition « Mauvaises filles » qui a ouvert ses portes le 17 septembre pour trois mois n’attend que vous. Comptez deux heures pour une visite guidée. Profitez-en pour visiter gratuitement les 65 kilomètres d’archives départementales.

Rédacteurs : François Ventéjou, Alix Guiho, Nathan Vildy

Photographes : Juliette Jarry-Randerson, Yasmine El Kouhen

Vidéastes : Laura Roudaut, Pablo Maillé

Chef de rubrique : Vincent Daheron