Bientôt tous accros au troc ?

Faire ses courses, vider son grenier, réduire ses déchets et le tout sans dépenser d’argent c’est possible.

Très discret ces dernières années, le troc, plus veille forme d’échange au monde semble revenir sur le devant de la scène depuis la crise économique mondiale de 2008.

A l’ère digitale, le troc change d’apparence. Le nombre de groupes dédiés au troc  sur les réseaux sociaux se multiplie et  ceux-ci regroupent souvent plusieurs milliers de personnes. De nombreuses applications pour Smartphone se développent également autour de ce concept millénaire.

« J’aide une amie à traire ses brebis, en échange elle me donne du fromage »

Vu par certains comme une alternative à la grande distribution, ce moyen d’échange permet notamment aux jeunes de faire des économies. Juliette, 24 ans, s’est retrouvée sans revenu à la suite d’un accident et a décidé de troquer pour subvenir à ses besoins. Elle échange par exemple de vieux vêtements contre des légumes et des épices. Mais, Juliette troque aussi son temps libre « J’aide une amie à traire ses brebis, en échange elle me donne du fromage ». La jeune femme apprécie l’idée « de pouvoir enrayer la surconsommation à [son] échelle ».

Troquer se révèle donc bénéfique pour le grenier et le porte-monnaie mais également pour la planète. Pourquoi jeter les objets dont on ne veut plus quand il suffit de les échanger contre d’autres qui nous seront plus utiles ?

Mel-Troc, échanger à proximité

Face à la volonté des citoyens de gagner en pouvoir d’achat et à la tendance générale de réduction des déchets, la MEL a lancé le site Mel-troc.fr. La métropole souhaite en effet réduire les déchets de 10% d’ici 2021.

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Le principe est simple, l’utilisateur y dépose ses petites annonces. Le site géolocalise les offres  les plus proches de celui-ci. Ainsi, il peut rentrer en contact avec son voisinage pour échanger ou vendre des biens.

La direction de la plateforme souhaite favoriser les dons et échanges. Cependant, celle-ci semble porter un nom qui ne lui correspond pas réellement puisque depuis son ouverture, les dons ne représentent que 40% des annonces publiées par les étudiants sur la plateforme. D’après Mr Pouchelet, co-fondateur de la plateforme, un objet sur deux trouve une seconde utilité.

Les avis des utilisateurs semblent par ailleurs mitigés, alors que certains y voient une réelle opportunité aux économies, d’autres reprochent au site d’être « comme les autres sites de petites annonces plus connus », « tout est à vendre ça n’est pas intéressant ».