Dans le cadre de la seconde édition du festival Bière A Lille (du 14 au 22 octobre), la cervoise artisanale était mise à l’honneur dans toute la ville. L’évènement  permettait au public de déguster des bières artisanales, de rencontrer des zythologues ou encore d’aller à la rencontre de micro-brasseries locales.

Il est dix-neuf heures trente, la journée vient de se finir laissant place au crépuscule. Les bars commencent à ouvrir et à se remplir timidement. Parmi tous les établissements, il en semble un plus agité que les autres, « Au Fût et à mesure » accueille l’un des évènements du festival, la rencontre avec deux micro-brasseries locales. Le cadre est à l’image de la star de la soirée : des branches de houblon ornent les poutres apparentes de l’établissement et la lumière légèrement tamisée nous force à regarder les tireuses à bières, les seules bien éclairées et disposées de ça et là du comptoir. Le public est varié : des étudiants, des trentenaires et des personnes âgées. Tous sont réunis par la même passion, celle de la culture brassicole.

Nous rencontrons deux micro-brasseurs locaux de la métropole lilloise, les propriétaires du Barboteur et du Bellenaert. La première chose qu’on ressent en commençant la discussion c’est la convivialité. Les deux gérants ont la bière dans le sang. Qu’il ait commencé grâce à un kit de brassage offert par son père pour le premier ou qu’il ait tout quitté pour monter sa micro-brasserie avec son cousin pour le second, tout le montre, c’est une histoire de famille. De nos jours, leur métier est devenu populaire et en vogue. Mais cela fait peu de temps que la bière a retrouvé ses lettres de noblesse et est devenue maintenant plus indispensable à table que le vin. Longtemps délaissée et souvent cataloguée comme un alcool populaire, la bière ne fait pas moins parti du patrimoine flamand. Autrefois chaque village avait sa propre brasserie mais l’industrialisation naissante de l’époque a fait fermer petit à petit ces brasseries locales traditionnelles. C’est ce qu’essayent de ramener les deux micro-brasseries en voulant « encourager les gens à boire des bières artisanales et à renouer avec leur histoire brassicole dans les Hauts-de-France. ».

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Martin et Julien, les deux micro-brasseurs

Mais ce ne sont pas les seules valeurs véhiculées par nos brasseurs. Privilégier le local français et l’artisanat semble être leur règle d’or. Ils cherchent aussi sans cesse le renouveau et la créativité dans un monde où « tout le monde boit des triples ou des blondes ». Des associations insolites, des ingrédients locaux originaux, tout cela se retrouve dans les bières des deux micro-brasseurs. On commence alors la dégustation des bières éphémères : celle de Bellenaert a une robe sombre. La première gorgée révèle une bière forte avec en arrière goût une légère note de café. La seconde bière est plus classique, une blonde légère aux reflets quasi dorés.

Cette rencontre n’était pas la seule possible. De nombreuses animations avaient lieu tout au long du festival comme la course d’orientation à vélo dans les rues de Lille, organisée par les Binouze Bikers.

Pour en savoir plus : http://bierealille.com

1 COMMENTAIRE

  1. Je ne comprends pas l’illustration sonore avec Queen « I want too break free » utilisée pour ce reportage vidéo ?? un lien, un rapport, et au niveau des droits ??

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