« Promotions exceptionnelles », « réductions », « bons plans » les mots en gras s’étalent en couverture des journaux, en devanture des magasins bondés et jusque sur les écrans pixelisés de nos ordinateurs. Les chiffres bariolés attirent l’œil, et en tant qu’étudiant, on peut parfois se sentir perdu dans la foule de promotions que propose les magasins et les sites internet. Dans la frénésie de vouloir économiser toujours plus, est-ce qu’on ne se fait pas parfois tout simplement avoir ?

Le chiffre était tombé comme un couperet. Selon l’IGAS (Inspection générale des affaires sociales), en 2015, près de 19,1% des étudiants vivaient en dessous du seuil de pauvreté, à savoir avec moins de 987 euros par mois. Parallèlement à ce phénomène, le coût de la vie étudiante a augmenté, avec une hausse de 2,09% à la rentrée 2017 par rapport à 2016 selon l’UNEF (Union nationale des étudiants de France).

Comme pour répondre à ce coût de la vie en hausse, et pas seulement pour les étudiants, l’offre des tarifs préférentiels ou autres codes promotions semblent pousser comme des champignons.

De nombreux magasins mettent en avant leurs bons plans et bonnes affaires, comme ici à Euralille.

Des promotions et réductions en abondance

En étant étudiant, on peut profiter d’une large palette d’avantages, et tout un chacun en a au moins utilisé une fois dans sa vie.

Que ce soit la possession de la carte Jeune pour les transports, d’un code cinéday pour le cinéma, de -10% à l’achat chez New Look par exemple pour les détenteurs d’une carte d’étudiant ou encore l’achat d’un panier solidaire à moins de 8 euros pour manger bio et de saison à petit prix sur certains campus, les réductions sont parfois à l’avantage des consommateurs.

Il n’y a en effet qu’à regarder certaines réductions avantageuses, en particulier au niveau de l’offre culturelle, avec par exemple la gratuité pour les moins de 26 ans des entrées des musées de France et des expositions permanentes, qui privilégie ainsi particulièrement les étudiants, pour affirmer que les offres sont intéressantes. Seulement, certaines offres sont plus fallacieuses, et en particulier sur internet.

De vrais faux bons plans ?

On ne compte plus les « fausses offres » du type : « 10 euros de remise pour 50 euros d’achat » qui sont monnaie courante sur internet, et qui donnent l’illusion d’une bonne affaire, alors que le client potentiel aura sans doute déboursé plus que ce qu’il avait prévu. Où est le réel bon plan lorsque l’on achète ce dont on n’a pas besoin ?

Ces pratiques des fausses promotions rappellent l’an dernier la verbalisation de 19 plateformes de vente en ligne comme Amazon et Zalando, condamnées l’année passée à une amende pour un montant total de 2,4 millions d’euros.

Après une année d’enquête, les services de la Répression des fraudes (DGCCRF) avaient épinglé plusieurs sites d’e-commerce pour pratiques commerciales trompeuses, autrement dit la mise en avant de « fausses promotions », tout en « gonflant artificiellement les prix de référence pour pouvoir afficher des réductions plus alléchantes », afin d’attirer à tort les consommateurs, étudiants ou non. A l’approche des soldes d’étés 2018, il s’agira donc de rester vigilant quant à ses achats sur internet…

La carte d’étudiant international (ISIC), un "vrai" bon plan

Soutenue par l’UNESCO, cette carte permet de prouver son statut d’étudiant à l’international et donne droit à de nombreux avantages, promotions et réductions, dans 134 pays.

A commander sur le site isic.fr pour 13 euros, la carte est valable pendant 16 mois : du 1er septembre au 31 décembre de l’année suivante, elle couvre une large palette de réductions dans de nombreux domaines : sport, hébergement, transport, musées et culture, parcs d’attractions, bons d’achat, cartes cadeaux, restaurants, loisirs…