Etudiant en 2ème année de philosophie à Lille 3, Thibault Desmaziere pratique le skateboard depuis plusieurs année. Originaire d’Arras, il s’est installé à Lille  pour ses études. Depuis, le jeune homme de 19 ans s’épanouit et pratique sa passion grâce aux installations présentes dans la ville.  

Sneetch vous a déjà parlé du Championnat de Skate à Lille mais être étudiant skateur, comment ça se vit au quotidien ? Thibault a adopté le skate comme son sport de tous les jours. Il commence il y a 7 ans grâce à son voisin. “J’avais un ami qui avait une planche et qui m’a motivé à venir au skatepark, j’étais un peu effrayé au début”. Pour lui, le skate est un nouveau monde, rempli de gens de tout âge, avec une culture à part entière.  Aujourd’hui, Thibault pratique une fois par semaine minimum et systématiquement le weekend, parfois à Arras quand il rentre chez ses parents.

Une vie influencée par le skate

Les skateurs sont souvent influencés par leur passion, dans leur mode de vie, leur choix vestimentaire ou la musique qu’ils écoutent. Pour Thibault, il existe un style rattaché à la culture skate, d’abord d’un point de vue pratique et pour le confort. Le fait de fréquenter des gens qui s’habillent de la même manière influence beaucoup. Ce sont souvent des sources d’inspiration. Pour lui, la culture skate connaît plusieurs directions vestimentaires : “il y a les mecs de l’ancienne école avec des baggys, grosses chaussures, gros pulls et aussi d’autres mecs, souvent de mon âge, qui sont plutôt dans la recherche de style en plus de l’aisance des vêtements. C’est plutôt des Vans, petits pulls, pantalons avec ourlets…”. Thibault se définit un peu entre ces deux modèles, mais refuse toutefois d’être un cliché du skate.

Son inspiration ? Il la puise principalement sur Internet. Le web lui donne l’opportunité d’occuper son temps libre à regarder des vidéos de skate mais aussi de s’informer des événements à venir et de l’actualité autour du skateboard. Luan Oliveira, Avan Smith… ces grands noms de la discipline font forcément rêver le jeune homme : “ce sont les grosses stars qui gagnent tous les contests américains, mais je m’inspire plus des vidéos de démonstration que des personnalités”.

Une passion qui a un coût

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S’équiper pour pratiquer le skate représente un budget conséquent. Les chaussures s’abîment rapidement et nécessitent un budget à l’année. Pour les planches, l’achat se fait souvent quand elles se cassent (même si Thibault avoue qu’il en a généralement une d’avance). Il faut aussi prévoir de changer les trucks (ils servent à tenir les roues). On peut espérer les garder une année ou deux avec une pratique pas trop brutale.

La pratique du skate à Lille

“On dit qu’il y aurait plus ou moins des façons de skater en fonction des villes, je pense qu’à Lille le temps joue vachement”,  dit-il en riant. Les équipements lillois pour le skate sont plutôt satisfaisants car il existe des lieux abrités. On retrouve le spot à côté du Casino Barrière et le nouveau bowl, sous la station de métro aérienne Porte de Valenciennes qui vient d’ouvrir pour le plus grand plaisir des lillois. Il existe également la Halle de la Glisse, à proximité de la station de métro Porte des Postes, dont l’accès est payant. L’association North Skateboarding Movement y propose un abonnement à l’année (50€ environ) avec des “sessions adultes” les lundis et mercredis soir. En fin d’année, elle organise un voyage pour aller dans un skatepark remarquable. Bien que Thibault utilise les équipements de la ville, certains utilisent l’alternative du skate de rue. “ça se fait de moins en moins, on ne voit plus de groupes de skateurs comme il y a 10 ans, c’est devenu un peu mal vu”.