En tant qu’étudiant, il peut toujours être intéressant d’intégrer une association, notamment pour les valeurs qu’elle peut apporter. C’est le cas de Ze Big Bandhoulle, une association étudiante pas comme les autres, car il s’agit d’une fanfare et plus précisément celle de l’Ecole Centrale de Lille. 

Quand on entre dans la salle de répétition, devant nous s’illustre la définition même de l’expression « joyeux bordel ». En ce qui concerne la pièce en elle-même, elle est décorée d’affiches toutes plus farfelues et roses les unes que les autres, des cartons sont disposés par terre. On y trouve même des plots de signalisation, sans oublier le canapé et le petit frigo. Les musiciens arrivent au compte-goutte, chacun sort son instrument de sa boîte et prend le temps de s’accorder avant de jouer ensemble. Imaginez un peu : d’un côté sonnent les cuivres dont les différents sons et gammes s’entremêlent ; de l’autre, un percussionniste répète une dernière fois un passage technique. Certains retirent leur embouchure des lèvres pour discuter avec leurs voisins de pupitres, d’autres s’arrêtent et en profitent pour aller se chercher une petite bière. L’ambiance est détendue, il y en a même qui enlèvent leurs chaussures.

Soudain, les bruits cessent pour laisser place à la musique. Un, deux, trois, quatre et c’est parti ! Ce qui était auparavant une sorte de brouhaha se transforme en une mélodie entraînante qui vous donne envie de bouger, aussi bien sur la reprise d’un tube des années 1980 que sur la musique de Fort Boyard. Tous les instruments aussi différents qu’il soient — trompettes, trombones, saxophones, soubassophones, euphoniums, tubas, clarinettes et percussions – ne font alors plus qu’un. Les musiciens sont heureux de jouer ensemble, et le spectateur ressent cette joie communicative.

Comme toute association qui se respecte, intégrer la fanfare est avant tout un moyen de créer du lien social. Tout d’abord, il s’agit pour ces étudiants de rencontrer de nouvelles personnes, de se faire de nouveaux amis et ce par le biais d’une seule et unique chose : la musique.

Cependant, être dans une banda ne serait pas la même chose que d’être dans un autre type d’association étudiante. C’est en tout cas l’avis que partagent Soukaina, 20 ans et Erwan, 22 ans, tous deux musiciens au sein de ZBB. « La fanfare c’est un peu l’association où il y a le moins d’aprioris », « les gens sont là pour se faire plaisir, pas pour se donner une image ou être populaire ». Il s’agit ici d’une opinion qui sous-entend que le but premier de la fanfare est de s’amuser et d’en profiter, sans pour autant empiéter sur son temps de travail. Comme le résume Erwan, « c’est juste une question d’organisation ».  Un effort à fournir qui en vaut la peine de par les expériences que cela peut apporter, aussi bien en tant que groupe que personnellement.

 

Bref, Ze Big Bandhoulle, c’est une bande de potes qui se rassemblent deux fois par semaine pour faire de la musique…mais aussi pour la faire partager lors de leurs concerts. Car ce qui est bien avec la fanfare, c’est que l’aspect social de l’association se fait aussi avec l’extérieur, notamment avec les spectateurs qui prennent le temps de les écouter le temps d’un instant. « Le mieux c’est quand on joue bien et qu’il y a du public qui aime bien, et là, c’est vraiment fou parce que tu as vraiment l’impression de produire quelque chose, explique Erwan le sourire aux lèvres. Au final, engendrer des émotions tout en s’amusant, avouez que ça peut être tentant, non ?

 

Pour plus d’informations: leur site internet  https://fanfare.rezoleo.fr/ ou leur page Facebook   https://www.facebook.com/fanfare.zbb/

Si vous êtes étudiant et que vous jouez d’un instrument, n’hésitez pas à chercher un ensemble qui vous convient. La banda n’est pas vraiment votre tasse de thé ? Ce n’est pas grave puisqu’il existe des tas d’autres associations aux styles totalement différents, allant de la chorale (Attention Chorale de Jeunes, Chorale Uniison…) aux orchestres plus classiques en passant par la batucada (Capanga, Atabak, Oyamba…). N’hésitez pas non plus à faire un tour du côté des écoles de musique, un bon nombre d’ensembles vous seront sûrement proposés. Ou pourquoi pas créer votre propre groupe avec d’autres étudiants ? Et si vous ne jouez pas d’un instrument mais que l’envie vous gagne, sachez-le : il n’est jamais trop tard pour débuter !


Rédactrice : Iris Guittonny, Photographe : Leïla Merlet, Vidéo : Margaux Menu, Back office : Alice Davoine