Les tenues originales sont de sortie pour les "fêtes d'intégration", des nouveaux étudiants.

En ce début d’année, nombreux sont les étudiants qui se rendront aux soirées d’intégration parfois redoutées pour leurs « bizutages ». Si tu appréhendes ce moment, Sneetch va te donner quelques conseils pour bien la vivre.

Tout d’abord rassures toi, ton « inté » ne va pas ressembler à un remake du film Grave. Lors de cette période, qui peut durer jusqu’à une semaine, tu rencontreras tes camarades mais aussi ton parrain ou ta marraine, qui a au moins un an d’expérience de plus que toi et qui pourra t’aiguiller pendant ta première année. Pour réussir à t’adapter, il est nécessaire de ne pas avoir peur du ridicule. Tu devras sûrement t’habiller dans des tenues (très) originales. Et l’inquiétude, pour certains, s’évapore rapidement : « Avant la semaine d’intégration on a toujours une petite appréhension, on se demande ce que nous réservent nos parrains », lance Alan, étudiant en classe préparatoire de médecine à Lille. J’ai un ami qui était même très angoissé avant cet événement. Mais une fois dedans, on se rend vite compte que les activités sont juste faites pour s’amuser et pour connaître sa nouvelle promotion. J’en garde au final un bon souvenir », souri-t-il.

Bizutage qui tourne mal

Malheureusement, l’alcool coule parfois (trop) à flot, ce qui mène à une perte de contrôle bien dommageable. Il serait triste que ces soirées se terminent par un tel black-out, qu’il te soit impossible de retrouver le moindre souvenir de la veille (tu te reconnais dans cette phrase ?). Il est donc nécessaire de faire preuve de vigilance, quitte à partir de la soirée si celle-ci tourne mal. De plus, la plupart des étudiants seront confrontés au fameux bizutage. Marrant pour certains, très désagréable pour d’autres. « Fêter l’arrivée des nouveaux ». Oui, mais toujours dans la modération. Certains bizuteurs te pousserons à faire ce qui ne te plaît pas, et frôlerons parfois les limites de l’humiliation. Prends garde, et restes maitre de toi même.

« Être bizuté, c’est être esclave d’une personne »

En effet, cette pratique est interdite par la loi depuis 1998 (même en cas de consentement de la personne), et ce en partie grâce à Jean-Claude Delarue, fondateur de l’association SOS Bizutage : « Un jour, une personne m’a téléphoné en me disant qu’elle avait été aspergée d’essence, puis menacée qu’on lui jette dessus une allumette ! Même si un cas aussi grave est rare », témoigne-t-il. « Il y a beaucoup moins de personnes qui nous appellent qu’avant. Ils ont peur, et ça se comprend. Mais la peur n’évite pas le danger ». Il ajoute : « Le plus dur n’est pas d’aider les gens, c’est qu’il viennent vers nous ».

Liens utiles :
SOS Bizutage : http://www.sos-bizutage.com. Tel : 06 60 29 43 76

CNCB (Comité National contre le Bizutage): http://www.contrelebizutage.fr. Tel: 06 07 45 26 11

 

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