Les conseils gastronomiques de Sneetch pour passer un Noël 100% ch’ti !


Si vous en avez marre des bûches Picard et des chocolats Lindt sortis tout droit du coffret Champs-Elysées. Si vous êtes un pur produit du Nord qui a besoin de renouer avec ses racines ou juste un nouveau venu qui a besoin de se sentir accepté, ne cherchez plus, nous sommes là pour vous. Alors pendant que vous claquez des dents et que vous rechignez face au froid et à la pluie, nous avons parcouru les marchés de Noël et les rues lilloises. Nous vous avons concocté un petit « Starter Pack de Décembre» du Nord pas piqué des hannetons. Au menu : du chaud, du gras, de l’alcool…En bref, une bonne dose de réconfort.

CROUSTILLONS

Les croustillons, ce sont ces petites boules de pâtes frites qui viennent d’Hollande et qui ont peu à peu colonisé les Flandres et les pays voisins. Aux Pays-Bas les oliebollen (boules cuites dans de l’huile) sont vendues en hiver dans des roulottes et dans certaines boulangeries. Traditionnellement le croustillon est une pâtisserie à déguster lors du réveillon de la Saint-Sylvestre. Importé aux États-Unis, il serait même à l’origine du fameux donut. Les croustillons, c’est la pâtisserie sur laquelle vous devez compter cet hiver : une pâte croustillante et un cœur fondant, vous connaissez la suite…

Si vous avez plein d’huile et un CD de « Frank Sinatra chante Noël », voici un petit plan pour des croutillons homemade :

– 120 15170770_1137556732964889_7225036747513172823_ngr d’eau,
– 100 gr de lait,
– 20 gr de levure fraîche de boulangerie,
– 400 gr de farine,
– 2 oeufs,
– 100 gr de sucre (à saupoudrer sur la pâte bien dégoulinante de gras),
– 1/2 cc de sel

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Mélangez, frittez, saupoudrez, c’est prêt !

BIERE DE NOËL

Restons frais, restons clichés : la bière de Noël. Pas bien compliquée à faire, ni à trouver. Au marché de Noël, place Rihour, vous pouvez même dégoter de la bière chaude. C’est aussi bon (voir meilleur) que du vin chaud, il y a les mêmes épices que dans le vin chaud, sauf qu’à la place du vin, c’est de la bière.
Pour la petite histoire, la bière de Noël, avant d’être un autre dérivé bien utile pour les industriels, c’était surtout les fonds de tonneaux. Avant de renouveler leurs réserves, les brasseurs de Nord vidaient tous leurs stocks de malt et remplissaient les dernières chopes de l’année. Par contre, elle n’était souvent réservée que pour quelques clients privilégiés… Mais aujourd’hui, vous avez la chance de pouvoir être vous aussi des gens privilégiés, on vous laisse la recette de la bière chaude (parce que celle de Noël, franchement, vous allez galérer) :

– De la bonne bière
– 8 cuillères à café de sucre roux15179087_1137556726298223_4758058344541050674_n

– 1/2 cuillère à café de cannelle

– 3-5 clous de girofle
– 1 cuillère à café de gingembre en poudre

– 1/2 cuillère à café de muscade en poudre

– 1 orange

Mélangez tout ça à feu doux dans une grande casserole et régalez-vous (ou devenez ivre en toute simplicité).

LA COQUILLE

Si après tout ça vous avez encore faim, vous pouvez finir ce festin avec une petite brioche typique du Nord : la coquille (ou cougnou). Comme pour les autres mets que nous avons sélectionnés, la coquille est un héritage du mélange franco-flamand. Tout comme la bière de Noël, la coquille est une version « enrichie » de la brioche (vous en aurez la confirmation en lisant la liste des ingrédients ci-dessous), vous pouvez y ajouter du sucre, des raisins ou des pépites de chocolat, en soi tout ce qui la rend plus fat. La tradition qui voudrait qu’on en lance chaque année du haut d’un beffroi remonterait au XVIème siècle et aujourd’hui encore, Martine Aubry en distribue aux enfants mais sans les viser du haut de la mairie.


Pour finir en beauté l’apéro-dinatoire avec cette création « si typique des aborigènes du Nord » ou juste pour rembourrer ses abdos devant la télé :


– 500 g de far15219544_1137556789631550_8113580067574537770_nine
– 15 g de levure fraîche de boulanger
– 180 g de lait
– 100 g de beurre
– 2 œufs
– 80 g de sucre
– 1/2 cc de sel
1 jaune d’œuf mélangé à un peu d’eau (à étaler généreusement sur le dessus de la pâte)

 Four à 160°c

Bon, ça vaut pas marmiton.fr mais nous on vous file une petite astuce, apparemment si vous chantez Les paroles du « P’tit Quinquin«  :

« Alors serr’tes yeux, dors, min bonhomme
J’vas dire eun’prière à p’tit Jésus…
…Pour qu’y t’apporte eunn’coquille
Avec du chirop d’tin minton… »

Ca gonfle plus vite.

Alors bien sûr tout ça met l’eau à la bouche mais ce n’est pas une raison pour oublier les bons vieux classiques qui vous accompagnent toute l’année : une pensée pour les gaufres fourrées de crème spéculoos, les pintes à 5 euros, le welsh, la carbonade, le maroilles et tous ces compagnons qui nous aident jour après jour à combattre le froid.

Joyeux Noël à tous!

 

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Rédactrice: Léa Jacquet

Photographe: Camille Baron

Vidéaste: Brianne Cousin