Vous passez certainement tous les matins devant l’une des nombreuses œuvres de Street art qui jalonnent la ville. Mais y prêtez-vous vraiment attention ? La ville de Lille a mis en place il y a 3 ans un dispositif appelé « L’art à vélo », qui permet de découvrir une trentaine d’œuvres de rue, tout en faisant du sport. Alors, on a décidé de le tester pour vous.

Ce projet avait pour point de départ la Biennale Internationale d’Art Mural (BIAM) organisée tous les deux ans à Lille. La plupart des œuvres sont issues de cet événement. Mais la volonté de la ville était aussi de mettre en avant des collectifs lillois et d’inclure les habitants de la métropole, mis à contribution dans l’élaboration de certaines œuvres. On retrouve donc sur le même parcours des œuvres à la fois de graffeurs de renommée internationale, comme Monsieur Chat, et de jeunes de centres de loisirs.

Partout dans la métropole, le Street art envahit les rues (Jean Faucheur, 2013).

Pour Harold, employé à l’office du tourisme, c’est une façon de mettre en avant l’art mural, un art souvent décrié au profit d’autres œuvres, et qui aujourd’hui gagne de plus en plus de place dans le monde artistique. Mais, il l’admet, cette carte ne fait pas toujours sensation chez les touristes. Il ne la propose qu’aux personnes venant le voir et montrant un intérêt particulier à l’art contemporain.

Alors, pour parfaire votre culture personnelle, ou pour que vous ne regardiez plus votre ville de la même façon, on vous a concocté nous-même une carte non-exhaustive de nos œuvres murales préférées (cliquez sur la carte pour découvrir les lieux).

Cet art devient de plus en plus légitime dans la métropole, en partie grâce à l’organisation de la BIAM depuis 2013, et de nombreuses initiatives se mettent en place dans la métropole afin que les jeunes, et les moins jeunes aient accès à cet art montant. Si vous souhaitez débuter, vous pouvez par exemple participer à l’initiation aux graffitis organisée

Roubaix est devenu l’épicentre du Street art dans la métropole (Artiste non connu, 2014).

par le Flow, Centre Eurorégional des Cultures Urbaines, le 7 avril prochain. Ce centre accueille un espace de 200m² exclusivement dédié aux graffs, où de nombreux artistes se produisent. Le dernier en date étant Bob59, en février dernier. Autre établissement fort en culture urbaine, la Condition Publique à Roubaix propose régulièrement des expositions sur l’art de la rue. Sont d’ailleurs toujours exposées des œuvres de leur dernière exposition, en 2017, intitulée « Street Generation(s) ». Ces deux établissements, tous les deux en coopération avec les municipalités de Lille et Roubaix*, montrent une volonté de la MEL de promouvoir et de légaliser cet art. Et si vous n’êtes toujours pas convaincu de l’importance grandissante de cet art dans le cœur de la métropole, baladez-vous dans le centre, vous verrez que même les blocs de béton de sécurisation de l’espace public sont devenus des œuvres d’art à part entière !

 

Dans quelles mesures l’art de rue est-il légal ?

  •  Légal s’il se trouve sur un support à la demande de son propriétaire.
  •  Il faut que l’oeuvre respecte les règles d’urbanisme de la municipalité et la propriété intellectuelle (pas de copyright)

*Le Flow est un établissement appartenant à la mairie de Lille et la Condition Publique, un Établissement Public de Coopération Culturelle, dont les membres sont la région, la métropole et la ville de Roubaix.