J’ai accompagné Lorine, étudiante et… toiturophile !

A 24 ans, Lorine escalade allègrement les toits des bâtiments lillois pour admirer les paysages et immortaliser l’instant avec son appareil photo. Une passion dangereuse et illégale qui nécessite une préparation sans faille. Sneetch a accompagné l’étudiante lors d’une de ses sorties nocturnes. Rencontre au sommet !

« Pour la sortie, prends des vêtements que tu peux salir, des baskets, tes papiers, de l’eau et ton appareil photo ». Les consignes de Lorine par sms sont claires et résonnent comme celles d’un guide de montagne expérimenté. Étudiante le jour, toiturophile la nuit (une des trois branches de l’urbex), voilà comment l’on pourrait décrire la jeune femme, exploratrice des hauteurs depuis un an.

sneetch-lorine-toits-toiturophile-etudiante-lilleUne choses est sûre, Lorine sait ce qu’elle fait : « pose le pied ici », « marche plutôt là », « fais-attention à ce truc, ça ne tient pas beaucoup », « ne t’appuie pas sur les tuiles ça va les endommager »……… Rassurant au moment d’escalader un édifice pour la première fois avec une inconnue ! En revanche, l’exercice est un peu plus physique que ce que j’avais imaginé !

Arrivée en haut, la vue est imprenable sur la Grand’Place, la Vieille Bourse et l’Opéra. Une vue d’autant plus surprenante que ce genre de panorama est totalement inédit à Lille. Là où l’on peut observer Paris depuis le parvis du Sacré-Coeur où Lyon depuis la colline de Fourvière, la capitale des Flandres manque cruellement de relief pour avoir elle-aussi son point de vue. Sublime.

Premiers passneetch-toits-etudiante-lille-3

C’est lors d’un stage à Bueno Aires en Argentine que Lorine monte pour la première fois en haut d’un immeuble. « J’ai grimpée sur le toit de ma résidence universitaire, le gardien a cru que j’étais un voleur, j’ai frôlé l’expulsion », se souvient-elle. Depuis, l’étudiante ne s’est jamais arrêtée et sors régulièrement explorer de nouveaux endroits : les immeubles de Bueno Aires, le musée du Louvre à Paris, Lille……… Pourtant, rien ne la prédestinait à faire ça :  » Je n’ai jamais fait d’escalade ni d’alpinisme. Mais si la passion des toits m’est venue sur le tard, j’ai toujours grimpé partout dès que je pouvais depuis toute petite », raconte la jeune femme.

À lire aussi :  12 idées cadeaux originales pour les petits budgets

« Je me sens en sécurité sur les toits »

Hautement philosophique

sneetch-toits-etudiante-lille-2Pour Lorine, escalader les toits et s’y promener est bien plus qu’un hobby, c’est un mode de pensée. « J’aime l’idée d’aller là où personne ne va, je me sens vivante et en sécurité sur là-haut !  Il y a très peu de bruits, la notion du temps change, les points de vue sont magnifiques……… C’est une manière de s’échapper de la ville tout en y restant. Lorsque j’emmène quelqu’un avec moi, j’essaie de faire ressortir sa capacité d’émerveillement. Car si on est attentif, il y a des choses magiques à observer ! Comme dirais l’explorateur et toiturophile Sylvain Tesson :’ l’aventure est faite pour être partagée’. C’est aussi une manière de vivre l’instant présent. Souvent les gens me considèrent comme irresponsable, mais au contraire je trouve que faire ce qui nous anime c’est la meilleure façon d’être responsable de sa vie. »

Comme Lorine aime partager ses expériences, vous pouvez aller suivre ses aventures sur son blog Intrépides Escapades

Crédits photos : Lorine et Sneetch

Sur les toits du monde

Dans sa quête d’exploration, Lorine a d’autres spots favoris : les toits des monuments de Paris et Bueno Aires.

Cliquer sur le slider pour faire défiler les images en HD