Comment Sneetch a survécu une nuit au Smile…

Il est des nuits lilloises mémorables, où le destin vous met à l’épreuve, où le courage est indispensable quand sueur et fatigue vous gagnent. Des endroits dangereux qui ne vous laissent jamais indemne. Le plus connu de tous, au fin fond du quartier Solferino, redouté et redoutable, a marqué des vies : le Smile. Ce lieu mythique, Sneetch s’y est rendu pour vous : on est venu, on a vu, on a vaincu. Concrètement, on a survécu une nuit au Smile.

Si son nom laisse présager des nuits heureuses, ses trois étages de déboires, de passions et de périls demandent d’être combatif. On y entre inquiet, on en ressort plus fort et on y retourne encore. Explications :

Samedi soir, 00h40: La soirée a bien commencé. Après quelques heures de préparation (on entend par là après quelques verres absorbés), on est armé pour affronter l’incontournable club lillois.

01h08 : On arrive sur place, un quart d’heure de queue dans le froid. Les talons et les mini-jupes sont à éviter, on est content d’avoir gardé nos jeans et nos baskets.

01h25 : On pénètre enfin dans l’antre obscure des nuits étudiantes endiablées. L’entrée est gratuite, mais on a prévu deux euros pour le vestiaire. Il faut être confortable pour braver la chaleur suffocante et la horde d’individus qui se déhanchent sur la piste.

01h42 : On débarque au rez-de-chaussée, l’étage « techno ». L’ambiance n’est pas fiévreuse, on choisit de monter au premier, l’étage « années 80 ».

01h54 : Après avoir fredonné deux ou trois chansons de Claude François, tous encore un peu gênés, on décide de se revigorer avec quelqu’une boisson alcoolisée. Il faut d’abord combattre la cohue se trémoussant (on n’a pas réussi à identifier le type de danse) sur « Mambo Number Five ». On vous assure, nos jambes marquées de bleus s’en souviennent.

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02h13 : On a enfin accédé au bar, on commande. Ce sera la seule fois de la soirée, parce que l’alcool c’est avec modération, mais aussi (et surtout en fait) à cause du prix exorbitant des breuvages (on comprend mieux pourquoi ils ne font pas payer l’entrée).

02h27 : L’un d’entre nous demande « quelque chose de fort ». Sûr de lui, le serveur lui tend une Vodka Tabasco. Clairement, on a passé les vingt minutes suivantes à chercher des chewing-gums à la menthe et à lui faire boire des litres d’eau. Mauvaise idée.

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02h56 : L’histoire du Tabasco terminée, on tente de rejoindre la terrasse. On trouve la « Minimal room ». C’est la troisième salle du Smile à l’ambiance plus cosy. Enfin, si on doit parler franchement, c’est l’endroit où l’on ramène sa (ou ses) conquête(s) quand on en a « marre de danser ». Plus explicitement quand on veut conclure. L’âge moyen est de 42 ans. Mauvaise idée numéro deux. On juge rapidement nécessaire de redescendre.

03h21 : On se retrouve à nouveau au rez-de-chaussée. Bizarrement c’est la même musique que lorsqu’on est arrivé tout à l’heure. Bon, la playlist musicale est à revoir on ne va pas se mentir. Si pour eux la « techno » se résume à Pitbull et Flo Rida, nous, on avoue que ce n’est pas trop notre truc.

03h37 : Il ne nous reste plus qu’à remonter direction les « années 80 ». « Les lacs du Connemara » résonnent dans toute la pièce, l’ambiance est à son apogée. On n’a pas le choix, on se met à chanter (et c’est plutôt marrant en fait).

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04h50 : Alors que retentit la fameuse chanson « Les sunlight des tropiques » de Gilbert Montagné, on s’évertue à atteindre les toilettes. Ce qui n’était pas prévu, c’était de croiser en chemin un individu assez singulier. Vous voyez le gars bizarre qui danse au milieu de la foule, déchainé, tout seul, mais sûr de lui ? Si, si, il y en a dans toutes les soirées. Bon, ce n’est pas gentil de se moquer, mais un bon fou rire ça fait du bien.

05h02 : On est de retour sur la piste, « Wake me up before you go go », « Les démons de minuit », « I want to break free », « L’aventurier », tout y passe. Ces chansons incontournables qui ont plus l’âge des personnes de la « Minimal room » que le nôtre, mais qu’on connaît tous (et qu’on aime bien quand même).

5h57 : Ca y est, c’est la fin du combat : voix cassée, mal aux pieds, chaussures boueuses (ne nous demandez pas comment c’est possible), cheveux en bataille, faim prenante. On décide donc de rentrer. Il nous restera des souvenirs et quelques séquelles. Mais surtout, il restera un grand Smile sur nos visages.

 

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